EU/ENG - In recent years, the European economic debate has dangerously revolved around a sterile dichotomy: on the one hand, an obsession with budget constraints and nominal stability; on the other, resignation to a growth model driven by extractive technological and financial oligarchies. Against this dense backdrop of geopolitical tensions and structural transitions, the volume by Massimo Florio, published in January 2026 and written by the professor emeritus of public economics at the University of Milan, bursts forth with compass-like force, offering the academic community and European policymakers an indispensable analytical key to rethink the future of our economic democracy.
Florio’s central thesis runs counter to the neoliberal dogmas that have long dominated EU governance. He demonstrates, both empirically and theoretically, that contrary to the minimalist narrative, the development of advanced economies has been driven not by contraction, but by the extraordinary expansion and quality of the public sector and collective infrastructure. However, the current phase of globalized financial capital has inaugurated a new and dangerous conflict: the direct clash between the concentration of private oligarchic power and the very survival of democratic institutions.
The greatest merit of the work lies in its rigorous analysis of what the author defines as "social intelligence." This is not a vague sociological category, but rather the cumulative capacity for scientific research, technological innovation, public health, education, and welfare that is systematically underpriced by markets yet constitutes the true engine of Europe's long-term productivity and resilience. When financial capital and large monopolistic platforms extract value from this ecosystem without nourishing it, we witness an impoverishment that is not only social, but distinctly economic.
For readers of this journal, the chapters in which Florio applies this interpretive grid to the European construction process are particularly stimulating. The Union now stands at a historic crossroads: either it evolves toward a fiscal and investment federalism capable of guaranteeing pan-European public goods—from ecological transition to strategic security, from frontier biomedical research to the management of migration flows—or it will remain hostage to intergovernmental vetoes and regulatory fragmentation. The book skillfully avoids both the pitfalls of sterile Euroscepticism and uncritical apologetics of the status quo. Instead, it outlines a radical and pragmatic institutional proposal to shackle private capital and restore centrality to democratic planning and communities.
In conclusion, Il Capitale contro lo Stato represents essential reading for economists, legal scholars, and public policy experts. At a time when the European Union is laboriously searching for a new political and constitutional compass ahead of the upcoming decade's deadlines, Florio’s volume reminds us that economic efficiency is inseparable from social justice and that no efficient market can exist without a strong, intelligent, and democratically legitimized state.
European Political Unit @europolitiche.it
*This text is an analytical policy brief produced by our think tank and does not constitute a journalistic article.

EU/FRA - Un regard critique sur le capitalisme oligarchique et l'intelligence sociale selon Massimo Florio
Il Capitale contro lo Stato. L’intelligenza sociale e il futuro della democrazia
par Massimo Florio, Feltrinelli, Milan, janvier 2026, p. 352
Ces dernières années, le débat économique européen s'est dangereusement enclenché dans une dichotomie stérile : d'un côté, l'obsession des contraintes budgétaires et de la stabilité nominale ; de l'autre, la résignation face à un modèle de croissance dicté par des oligarchies technologiques et financières purement extractives. Sur fond de tensions géopolitiques et de transitions structurelles, le livre de Massimo Florio, publié en janvier 2026 et signé par le professeur émérite de science des finances de l'Université de Milan, s'impose comme un manifeste intellectuel aussi brillant que rigoureux. Il offre à la communauté académique et aux décideurs européens une grille de lecture indispensable pour repenser l'avenir de notre démocratie économique.
La thèse centrale de l'ouvrage prend superbement à contre-pied les dogmes néolibéraux qui ont trop longtemps corseté la gouvernance communautaire. S’appuyant sur des bases empiriques et théoriques solides, l’auteur démontre que, loin des récits minimalistes, le développement des économies avancées n’a pas été nourri par la cure d'austérité, mais bien par l’expansion et la qualité hors du commun du secteur public et des infrastructures collectives. Pourtant, la phase actuelle du capitalisme financier mondialisé — mise en lumière dans cette parution de janvier 2026 — a fait naître un nouveau conflit redoutable : le choc frontal entre la concentration du pouvoir oligarchique privé et la survie même de nos institutions démocratiques.
Le mérite majeur de ce travail, édité par Feltrinelli en janvier 2026, réside dans l'analyse percutante de ce que l'auteur baptise « l'intelligence sociale ». Loin d'être un concept sociologique vaporeux, il s'agit de cette sédimentation précieuse de recherche scientifique, d'innovation technologique, de santé publique, d'éducation et de protection sociale que les marchés sous-évaluent systématiquement, alors qu'elle constitue le véritable réacteur de la productivité et de la résilience européenne à long terme. Lorsque le capital financier et les mastodontes monopolistiques pillent cet écosystème sans jamais l'arroser, nous assistons à un appauvrissement qui n'est pas seulement social, mais foncièrement économique.
Pour les lecteurs de notre revue, les chapitres où Florio applique cette grille d’analyse au grand chantier de la construction européenne s'avèrent particulièrement stimulants. L'Union se trouve aujourd'hui à la croisée des chemins : soit elle évolue vers un fédéralisme budgétaire et d'investissement capable de porter des biens publics paneuropéens — de la transition écologique à la sécurité stratégique, de la recherche biomédicale de pointe à la gestion des flux migratoires —, soit elle restera prisonnière des vetos intergouvernementaux et de l'émiettement réglementaire. L'ouvrage évite avec brio les écueils d'un euroscepticisme stérile et l'apologie béate du statu quo. Il dessine au contraire une feuille de route institutionnelle aussi audacieuse que pragmatique pour brider le capital privé et redonner tout son pouvoir à la planification démocratique et aux citoyens.
En clair, Il Capitale contro lo Stato, paru en janvier 2026, s'avère une lecture absolument incontournable pour les écomistes, les juristes et les architectes des politiques publiques. À l'heure où l'Union cherche laborieusement une boussole politique et constitutionnelle pour affronter les défis de la décennie, l'essai de Massimo Florio nous rappelle avec panache qu'il n'est point d'efficacité économique sans justice sociale, ni de marché performant sans un État fort, intelligent et démocratiquement légitimé.
European Political Unit @europolitiche.it*
*Ce texte constitue une note d'analyse politique (policy brief) produite par notre cercle de réflexion (think tank) et ne représente pas un article journalistique.

EU/ITA - Ridisegnare il perimetro pubblico nell’Unione: capitalismo oligarchico, intelligenza sociale e le istituzioni che ci servono
Negli ultimi anni il dibattito economico europeo si è pericolosamente avvitato attorno a una dicotomia sterile: da un lato l'ossessione per i vincoli di bilancio e la stabilità nominale, dall'altro la rassegnazione a un modello di crescita guidato da oligarchie tecnologiche e finanziarie estrattive. In questo scenario densissimo di tensioni geopolitiche e di transizioni strutturali, il volume di Massimo Florio, pubblicato nel gennaio 2026 e firmato dal professore emerito di Scienza delle finanze all'Università di Milano, irrompe con la forza di un manifesto intellettuale lucido e rigoroso, offrendo alla comunità accademica e ai policy maker europei una chiave di lettura indispensabile per ripensare il futuro della nostra democrazia economica.
La tesi centrale del libro si muove controcorrente rispetto ai dogmi neoliberisti che hanno a lungo dominato la governance comunitaria. Florio dimostra empiricamente e teoricamente come, contrariamente alla vulgata minimalista, lo sviluppo delle economie avanzate sia stato reso possibile non dalla contrazione, ma dalla straordinaria espansione e qualità del settore pubblico e delle infrastrutture collettive. Tuttavia, l'attuale fase del capitalismo finanziario globalizzato ha inaugurato un nuovo e pericoloso conflitto: lo scontro diretto tra la concentrazione del potere privato oligarchico e la sopravvivenza stessa delle istituzioni democratiche.
Il pregio maggiore del lavoro risiede nell'analisi rigorosa di ciò che l'autore definisce «intelligenza sociale». Non si tratta di una categoria sociologica vaga, bensì della capacità cumulativa di ricerca scientifica, innovazione tecnologica, sanità pubblica, istruzione e welfare che viene sistematicamente sotto-prezzata dai mercati ma che costituisce il vero motore della produttività e della resilienza di lungo periodo dell'Unione Europea. Quando il capitale finanziario e le grandi piattaforme monopolistiche estraggono valore da questo ecosistema senza alimentarlo, assistiamo a un impoverimento non solo sociale, ma squisitamente economico.
Per i lettori di questa rivista, particolarmente stimolanti sono i capitoli in cui Florio applica questa griglia interpretativa al cantiere europeo. L'Unione si trova oggi a un bivio storico: o evolve verso un federalismo fiscale e d'investimento capace di garantire beni pubblici paneuropei — dalla transizione ecologica alla sicurezza strategica, dalla ricerca biomedica di frontiera alla gestione dei flussi migratori —, o rimarrà ostaggio dei veti intergovernativi e della frammentazione regolatoria. Il libro evita abilmente le secche dell'euro-scetticismo sterile così come dell'apologetica acritica dello status quo. Al contrario, delinea una proposta istituzionale radicale e pragmatica per imbrigliare il capitale privato e restituire centralità alla pianificazione democratica e alle comunità.
In conclusione, Il Capitale contro lo Stato rappresenta una lettura fondamentale per economisti, giuristi ed esperti di politiche pubbliche. In un momento in cui l'Unione Europea cerca faticosamente una nuova bussola politica e costituzionale in vista delle scadenze del prossimo decennio, il volume di Florio ci ricorda che l'efficienza economica non è separabile dalla giustizia sociale e che non esiste mercato efficiente senza uno Stato forte, intelligente e democraticamente legittimato.
European Political Unit @europolitiche.it*
*Il presente testo è una sintesi di approfondimento del nostro think tank e non costituisce un articolo giornalistico




